Dernières actus

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    La Sepant vous propose une soirée débat

    sur les secrets des plantes messicoles !

     

    Le lundi 18 septembre 2017 à 17h30

    à la Sepant au 7 rue Charles Garnier à Tours.

  • Manger bio et local sans dépenser plus ? c'est possible !

    La ville de Chambray-lès-Tours et la SEPANT propose au Chambraisiens de relever pendant un an le Défi Familles à Alimentation Positive et ainsi les accompagner à manger mieux, favoriser les circuit courts, réduire leurs déchets tout en maîtrisant leur budget.

    Inscription au 02 47 74 60 55 / 02 47 48 45 81

    Plus d’informations sur la page Facebook, sur www.famillesalimentationpositive.fr ou auprès de Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    D'autres équipes seront accompagnées par l'association Couleurs Sauvages et Familles Rurales 37 (Chédigny, le chinonais, le Racan et Souvigné)

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    Qu’est-ce que la gestion différenciée ?

    Comment est-elle mise en place dans les communes ? En quoi consiste le bio contrôle ?

    La SEPANT vous propose une formation sur la thématique des « Alternatives aux pesticides »

    Les samedi 9 septembre et 18 novembre 2017

    Pour plus d'informations cliquez ici !

  • L'association PAPOU organise des animations au sein de l'arboretum de la Petite Loiterie à Monthodon

    Samedi 30 septembre 15h : animation "la plantation et l'entretien des haies champêtres et fleuries"
    Dimanche 1er octobre à 15h : visite de l'arboretum

     Plus d'infos sur http://www.lapetiteloiterie.fr

  • CouvRN N1  Découvrez "Recherches naturalistes" la revue des passionnés de Nature en région Centre Val de Loire !

    Plus d'info ICI

  • La SEPANT met à la disposition des particuliers une permanence téléphonique :

    Tous les mardis de 17h à 18h au 09 64 10 82 16

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    La revue de presse a été récemment mise à jour avec les actualités de janvier 2017.

Prises de positions

Un désastre environnemental en bord de Loire

L’île de Bondésir, à Montlouis-sur-Loire (37), constitue un site naturel classé et censé être protégé. C’est là l’un des plus beaux paysages du Val de Loire en amont de Tours, et un trésor de biodiversité : le site, qui accueille des espèces rares, est fréquemment étudié par les naturalistes, et parcouru par les scolaires dans le cadre de l’initiation à l’environnement. Ce devrait être un sanctuaire patrimonial.

      Or ce site a été détruit au moyen d’engins lourds, par des travaux de déboisement commandés par les services de l’Etat, et les arbres ont été massivement broyés afin de produire du « bois-énergie », sous forme de plaquettes mises en tas sur place.

     La SEPANT (Société d’Etude, de Protection et d’Aménagement de la nature en Touraine), association agréée pour la protection de l’environnement en Indre et Loire, dénonce cette atteinte à la nature, à la biodiversité, et aux paysages du Val de Loire. Elle souligne :

-          L’absence de concertation préalable avec les naturalistes indépendants, et avec la population de Montlouis qui est très attachée à l’intégrité de ce site ;

-          L’impact considérable des travaux effectués, anéantissant toute vie animale et végétale sur le site, et avec un stockage sur place du bois broyé, en fermentation, dans le périmètre de puits de captage d’eau potable de Montlouis ;

-          L’inanité du prétexte donné à ces travaux, à savoir la lutte conte les risques d’inondation : l’île de Bondésir ne constitue pas un danger, car la Loire est assez large à cet endroit ;

-          Le lien entre cette opération et la demande frénétique de « bois-énergie », en relation avec la création dans l’agglomération de Tours de centrales biomasse de grande dimension, demandant toujours plus de bois à brûler.

   La SEPANT demande donc à être systématiquement associée à tout projet de déboisement dans le Val de Loire tourangeau, et demande une réelle prise en compte de la biodiversité dans ce type d’opération.

 

Plus d'info dans la note d'information ICI et dans la carte de déboisement ICI

 

Inquiétude face à la création d'une nouvelle zone d'activités prévues sur des terres agricoles à Fondettes

La SEPANT s’interroge au sujet d’une opération de création d’une nouvelle zone d’activités, devant se traduire  par la consommation de 54 hectares de terres agricoles, sur la Commune de Fondettes.  Un nouvel hypermarché devrait constituer l’un des principaux équipements de cette zone d’activités. Or cette opération en effet apparait comme étant :

  • en contradiction avec les objectifs du SCoT de l’agglomération tourangelle
  • en contradiction avec l’objectif de politique publique de préservation des terres agricoles en Indre et Loire, face à l’étalement urbain anarchique qui caractérise ce Département ;
  • de nature à menacer le fonctionnement de Tours-Fondettes Agrocampus, qui est situé à proximité immédiate de la future zone d’activités, et qui a besoin de près de 250 d’hectares de terres pour l’agriculture et l’élevage à Fondettes.

Sur le premier point évoqué ci-dessus, la SEPANT souligne que le Schéma de Cohérence territoriale de l’Agglomération de Tours, auquel les PLU des communes en relevant doivent être rendus compatibles dans un délai de trois ans, prévoit notamment (Document d’orientation et d’objectifs – 3ème orientation – « Faire de l’espace agricole un pilier de l’organisation territoriale ») une diminution de la consommation d’espace pour assurer la pérennité des espaces agricoles et forestiers (page 17 du DOO), en favorisant le renouvellement urbain avant d’investir les espaces agro-naturels, et à prendre en compte pleinement les espaces à enjeux agricoles dans la réflexion sur les extensions urbaines, ce qui ne parait pas avoir été le cas pour le projet de nouvelle Z.A. à Fondettes.

Dans le cadre de l’objectif « Faire la Ville autrement », le DOO du SCoT de l’agglomération tourangelle prévoit « d’identifier le potentiel de requalification et de densification des sites d’activités équipés, avant d’envisager leur extension ou la création de nouveaux sites ». Or la documentation sur les zones d’activités déjà créées (53 zones d’activités, représentant 1 600 hectares) dans l’intercommunalité montre que les sites actuels disposent d’un fort potentiel d’accueil de nouvelles activités, beaucoup étant loin d’être remplis. Sur la seule Commune de Fondettes, on constate que plusieurs hectares sont disponibles à la vente ou à la location sur la Z.A. de la Haute Limougère, de même sur la Z.A. des Deux-Croix. Aussi, la SEPANT ne peut que recommander que soient d’abord vérifiées les possibilités qu’offrent les deux zones précitées, avant que de vouloir urbaniser des espaces agricoles qualitativement à fort enjeux, sur le territoire de la même commune.

Au surplus, la SEPANT note que le SCoT, dans la partie « Veiller à un développement maîtrisé, au bon endroit », et reprenant ici le Document d’Aménagement Commercial (DAC) de l’agglomération, déclare vouloir privilégier « les développements commerciaux au cœur des centralités et du tissu urbain mixte pour favoriser une plus grande proximité du commerce avec les habitants », et « promouvoir un développement commercial économe en foncier », en évitant les implantations en dehors des six ZACOM existantes, dans l’agglomération (pages 81 et suivantes du DOO). Or la future Z.A. prévue à Fondettes, principalement pour l’accueil d’une grande surface commerciale, ne relève ni d’une centralité urbaine, ni d’une ZACOM existante. On peut s’étonner du reste de l’implantation de ce grand équipement commercial soit prévu dans une ZA, alors que c’est normalement dans une ZAC que l’on trouve de tels équipements immobiliers ; et que l’on continue à vouloir construire des hypermarchés, à une époque où les clients délaissent de plus en plus ces structures géantes ! Le risque est grand de voir la création d’un hypermarché entrainer à brève échéance (sur place, ou chez ses concurrents) la création de vastes friches commerciales.

. Au même titre que les agriculteurs (et la SEPANT s’en est ouvert auprès de la Chambre d’Agriculture d’Indre et Loire), la SEPANT demande que l’on cesse d’artificialiser les terres agricoles, sans souci de ménager l’avenir alimentaire de notre pays.

 

Risques industriels : condamnation sévère de la société Synthron, Monsieur Robert Moor

 

Ce jour, l’entreprise SYNTHRON, filiale du groupe PROTEX international, implantée à Auzouer en Touraine (37), et son PDG ont été condamnés pour la énième fois par le tribunal correctionnel de Tours pour le non-respect de la législation environnementale, et notamment pour l’exploitation d’un site SEVESO seuil haut en non-conformité avec des mises en demeures préfectorales.

France Nature Environnement, la Sépant, et l’Aspie, qui s’étaient constituées parties civiles lors de l’audience,  se félicitent de cette condamnation qui doit amener la société à exercer ses activités tout en respectant ses salariés, les populations locales et l'environnement.

Un groupe chimique réfractaire

SYNTHRON est une entreprise, membre du Groupe PROTEX INTERNATIONAL, qui utilise des substances et préparations chimiques dangereuses explosives, inflammables et toxiques. De par son activité, elle est qualifiée d’installation classée (ICPE) soumise au régime de l’autorisation avec servitude (AS) ainsi qu’à la législation SEVESO seuil haut (qui est le niveau le plus élevé en termes de risques).

Lors du procès, le 12 novembre 2015, les débats sont revenus sur plus de 10 ans de condamnations précédentes, de nouveaux accidents et incidents mettant en cause le risque chimique : Non-respect de sept arrêtés de mise en demeure pour non-conformités aux règles de sécurité des installations classées, stockage anarchique, non-étiquetage des produits, rejets dans la rivière de la Brenne et dans l’atmosphère, absence de formation du personnel aux risques chimiques et recours abusifs aux intérimaires exposés à des substances dangereuses.

Une condamnation exemplaire qui doit inciter la société à changer son comportement

La société SYNTHRON et Monsieur MOOR ont été condamnés par le tribunal Correctionnel à des amendes conséquentes.

Pour les délits et contraventions commis, Monsieur MOOR est condamné à payer au total 218 500 euros d’amende  et la société SYNTHRON est condamnée à payer au total 449 500 euros d’amende. Monsieur MOOR se voit également infliger une interdiction de gérer une société pendant deux ans.

Un groupe qui va devoir reconsidérer ses priorités et investir dans la sécurité afin de remettre à niveau son unité de production.

Ce groupe industriel multiplie les condamnations pénales,  tout en continuant à jouer avec notre sécurité et notre environnement. Pour Raymond Léost, responsable du réseau juridique de FNE, «PROTEX international et la société SYNTHRON doivent absolument prendre conscience de la nécessité de respecter une législation environnementale qui se veut préventive. Il est inadmissible de jouer avec la sécurité des travailleurs, des riverains, et de mettre notre environnement en danger. Nos associations locales, dont le rôle n’est pas d’attendre sagement de constater les dommages irréversibles à notre environnement, continueront leurs actions notamment dans la commission de suivi de site (CSS) ou le CODERST (conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques) pour veiller à ce que cette société respecte enfin ses obligations».

 

Position de la SEPANT sur le projet de parc photovoltaïque de Larçay

 La SEPANT et la LPO Touraine ont répondu de manière collective à l'étude d'impact du projet de parc photovoltaïque de Larçay. Cliquez ici pour lire leur prise de position.

Le 31 octobre 2014, la SEPANT et la LPO ont émis un communiqué de presse sur le projet de parc photovoltaïque de Larçay.

La lande de Larçay située en continuité du Bois des Hâtes est le site qu’a choisi la société JUWI pour implanter une centrale de panneaux photovoltaïques au sol.

En quoi cela consiste ?

Une zone d’une vingtaine d’hectares (équivalente à environ 40 terrains de football) sera entièrement stérilisée sur le plan végétal et animal, entourée de clôtures infranchissables. Des capteurs solaires seront implantés au sol, ainsi que quelques bâtiments techniques émettant du bruit et des ondes. Sur toute la périphérie, une bande de 50 mètres sera entièrement débroussaillée. Autant dire un massacre pour la richesse biologique de cette lande.

Pourquoi ici, sur la Lande de Larçay ?

Les promoteurs du projet ne voient pas cette lande comme une zone humide, mais comme un terrain proche du transformateur électrique de Larçay.

Ce projet est inacceptable

Ces terrains laissés sauvages appartenant à la ville de Tours, sont reconnus par les naturalistes comme extrêmement riches pour les espèces rares qui y habitent : triton crêté, fauvette pitchou, agrion de Mercure…et de nombreuses espèces végétales protégées y fleurissent. Plusieurs générations de naturalistes ont effectué des travaux de suivi de ces espèces. Le secteur est traversé par le chemin de Grande Randonnée 46 et profite à de nombreux promeneurs amoureux de ce petit havre de tranquillité à proximité immédiate de l’agglomération de Tours.
Bien que le permis de construire ait été accordé, nous n’acceptons pas que le dernier site naturel et sauvage de l'agglomération de Tours soit sacrifié.
De plus ce site a été initialement retenu comme zone compensatoire à la destruction de milieux naturels situés sur le tracé du TGV.
La production d’électricité à l’aide de sources d’énergie renouvelable doit certes se développer, mais pas au détriment du patrimoine naturel déjà trop souvent détruit par l’urbanisation et l’agriculture intensives.

Pour nous soutenir, n'hésitez pas à signer la pétition suivante : 

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/lande-larcay-nbsp-site-naturel-men-947.html

 

La SEPANT et l'aménagement urbain

N'hésitez pas à lire les contributions de la SEPANT relatives:

 

Position de la SEPANT sur la gestion des déchets en Indre-et-Loire

  • POUR une approche globale de la réduction et du traitement des déchets
  • POUR l'amélioration des connaissances sur les déchets (indicateurs de zone de ramassage, analyse des "refus de tri", etc.)
  • POUR la réduction à la source
  • POUR récupérer plus et recycler mieux
  • POUR la fermeture des incinérateurs (considérant que l'incinération est la plus mauvaise solution pour le traitement des déchets, tant en raison de son empreinte écologique que de son incidence sur la santé humaine)
  • POUR l'utilisation du carbone organique des stations de compostage en agriculture

Pour plus de détails, vous pouvez vous référer à la rubrique "Déchets" (dans l'onglet "Thématiques d'actions").

 

Position de la SEPANT sur les parcs photovoltaïques au sol

La SEPANT soutient le développement de l'usage de l'énergie solaire, en tant qu'alternative durable aux énergies fossiles, en rappelant cependant que :

  • la priorité doit être donnée à la diminution de la consommation globale d'énergie, par une lutte contre les gaspillages, un changement des comportements des consommateurs, et une optimisation du système énergétique ;
  • les applications thermiques de l'énergie solaire sont bien plus efficaces que les applications photovoltaïques, et doivent être envisagées en priorité.

S'agissant de la technologie photovoltaïque, qui constitue une source prometteuse d'énergie renouvelable, la SEPANT (à l'instar de France Nature Environnement) est favorable à une intégration prioritaire au bâti (sur la toiture des maisons et bâtiments), ainsi que sur les sols artificialisés (parcs de stationnement, etc.) ou pollués. En revanche, la SEPANT est défavorable à l'installation de champs photovoltaïques conduisant à l'artificialisation d'espaces naturels ou agricoles, sauf lorsque qu'une combinaison d'usages est assurée, permettant le maintien de pâturages, de l'apiculture, la viticulture ou le maraîchage sur les terrains utilisés. La SEPANT est en particulier hostile à l'implantation de champs photovoltaïques dans des espaces naturels sensibles (tels que la lande à gratioles de Larçay, qui alimente une mare protégée dans le cadre des mesures compensatoires à la construction de la LGV Paris-Tours).

Enfin la SEPANT demande que tous les constructeurs et aménageurs de parcs photovoltaïques s'engagent sur la réversibilité des installations, et sur le recyclage des équipements photovoltaïques en fin de vie.

 

Position de la SEPANT sur les épandages aériens de pesticides

CONTRE les épandages aériens de pesticides (s'accordant sur le contenu du communiqué de presse de Nature Centre).

La SEPANT demande qu'aucune dérogation annuelle ne soit accordée par les préfets à l'interdiction de l'épandage aérien de pesticides (dérogations prévues par un arrêté du 31 mai 2011, alors que la Directive Cadre Européenne sur l'utilisation des pesticides compatibles avec le développement durable du 13 janvier 2009, transposée dans le droit français par la loi Grenelle II du 12 juillet 2010, prohibent le principe de l'épandage aérien de pesticides, sauf dérogations temporaires).

La SEPANT rappelle que les épandages aériens de pesticides nuisent gravement à l'environnement, non seulement par les nuisances sonores, mais surtout par les atteintes aux populations d'insectes pollinisateurs, et par les atteintes à la santé humaine (un lien de causalité a notamment été établi entre la maladie de Parkinson et les pesticides). Le Plan Ecophyto 2018 vise du reste à réduire de 50 % l'usage des pesticides en France entre 2008 et 2018.

La lutte contre les insectes ravageurs de certaines cultures doit en effet passer par la rotation des cultures et la lute par des moyens biologiques, plutôt que par l'utilisation toujours plus massives de pesticides.

 

Position de la SEPANT sur les carrières

La SEPANT, à l'instar de Nature Centre, considérant l'importance prise par les extractions de matériaux dans le cadre des carrières, souhaite un cadre global pour cette activité, qui permettre une gestion durable des lieux d'extraction :

  • un bilan quantitatif et qualitatif de l'impact de chaque carrière doit être dressé devant les commissions départementales compétentes ;
  • l'ouverture de nouvelles carrières doit être aussi limité que possible, les durées d'exploitation réduites à quelques années, et des compensations doivent être imposées, en contrepartie de la diminution d'espaces naturels ;
  • une réhabilitation complète du site de chaque carrière doit être assuré après la fin de l'exploitation, et des contrôles plus fréquents doivent être assurés par les services de l'Etat, durant l'exploitation puis dans la phase de réhabilitations des sites.

 

Position de la SEPANT sur l'étang d'Assay

L’ANEPE Caudalis, la SEPANT et la LPO Touraine se mobilisent pour sauver la biodiversité de l’étang d’Assay. Les associations de protection de la nature interpellent la Fédération de pêche d’Indre-et-Loire, propriétaire du site, pour qu’elle s’investisse à leurs côtés dans la mise en valeur de cet étang d’exception !

Cette zone humide d’un intérêt écologique majeur s’étend sur 45 hectares dont un grand étang de 33 ha. Elle est située sur la commune d’Assay, dans le sud-ouest du département et a été acquise en 1962 par la Fédération Départementale de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques (FDPPMA 37, à l’époque Fédération de Pêche et de Pisciculture) pour la production de brochets. Même si certains secteurs ont été détériorés, la gestion extensive de l’étang a permis de lui conserver son intérêt majeur pour de nombreuses espèces animales et végétales (dont plusieurs sont protégées par les lois françaises et européennes) et, en particulier, pour les oiseaux (160 espèces observées !) et les libellules (40 espèces observées parmi les 62 du département). Le site est ainsi reconnu comme "Zone d'Intérêt Écologique Majeur" dans la Charte du Parc Naturel Régional Loire-Anjou-Touraine.

En accord avec des directives nationales internes, la fédération d’Indre-et-Loire a souhaité mettre un terme à ses activités piscicoles et envisage aujourd’hui de se séparer de l'étang d'Assay et de ses annexes, ensemble lourd à gérer pour toute exploitation économique.

Pour éviter la vente du site à un propriétaire dont l’activité serait incompatible avec le maintien de la biodiversité (centre de loisirs nautiques, pisciculture intensive...), les associations de protection de l‘environnement du département se mobilisent fortement pour réfléchir à des alternatives et préconisent la mise en place d’une convention de gestion du site dans le cadre d'un bail emphytéotique. Ainsi, la FDPPMA 37 resterait propriétaire et des financements publics seraient sollicités pour mettre en place une gestion du site appropriée. Les statuts de la FDPPMA 37 et son caractère d’établissement d’utilité publique lui confèrent le devoir de veiller à la protection des milieux aquatiques du département, c’est donc la crédibilité de cette structure associative qui est aujourd’hui en jeu sur ce dossier, aussi bien auprès du public que des financeurs qui lui accordent actuellement de fortes subventions pour justement protéger ces milieux et la biodiversité qu’ils hébergent !

ANEPE Caudalis-SEPANT-LPO Touraine

 

 

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