Nos actions pour la connaissance et la protection de la biodiversité

Réalisation d’un inventaire des zones humides sur le territoire du bassin versant de la Brenne dans le cadre du contrat de bassin

 

  • HISTORIQUE

Le syndicat de la rivière Brenne a été créé pour gérer les risques d’inondation et le nettoyage des cours d’eau. Puis ont surgi les thématiques de la biodiversité et de la qualité des eaux. Lors du dernier contrat de bassin, qui s’est achevé en 2014, une cartographie du réseau hydraulique a été réalisée.

La SEPANT a  alors proposé de réaliser un inventaire des zones humides du bassin, complété d’une réflexion et d’une analyse de leur état de conservation, dans le but de proposer une gestion restauratrice et/ou conservatoire de ces milieux. Intéressé, le syndicat a demandé à la SEPANT de rédiger un cahier des charges. Son projet a été retenu.

  • LE SYNDICAT DU BASSIN VERSANT DE LA BRENNE

Au sein du Syndicat interviennent, outre le président (un élu castelrenaudais), et les deux techniciens de rivière, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, la Direction départementale des territoires, l’ONEMA, le Conseil Départemental, la Chambre d’Agriculture, les fédérations de Chasseurs et de Pêcheurs, le GABTTO (agriculteurs bio), des représentants de l’agriculture conventionnelle, des industriels, notamment.

Les actions menées touchent les pratiques agricoles (diagnostic et conseil individuel à l’exploitation, viticulture, désherbage, gestion des intrants,…) et des pratiques non agricoles (information et formation sur les évolutions de la règlementation, semis de haies, protection de mares, formation des conseillers dans les coopératives et les négoces, échanges entre agriculteurs,… )

Le suivi des actions se fait à travers le suivi de la qualité des eaux (pollution générale, débits, nitrates et pesticides). Il reste à l’heure actuelle une importante pollution diffuse d’origine agricole dans certains secteurs.

  • LE PROJET

L’inventaire doit s’étaler sur 3 ans. Il est prévu d’inventorier les habitats (phytosociologie, cortèges d’espèces, espèces indicatrices, espèces patrimoniales,…) d’une petite moitié du territoire (zones la plus polluée) dès la première année. Les années deux et trois, les premières fiches d’action seront proposées et la gestion des milieux pourra commencer avant que tout le bassin soit inventorié. Les années quatre et cinq, encore mal définies, serviront au suivi des actions.

Les données fournies par la SEPANT devront être utilisables par les collectivités de façon à les aider à élaborer leurs PLU, trame verte et bleue, SCoT. Il y a donc un volet communication important et d’incessants va-et-vient de l’information entre les partenaires.

Le financement est assuré par l’AELB, le Conseil Général, le Conseil Régional et la SEPANT.

Le porteur de projet est le Syndicat de bassin. L’AELB impose ses contraintes : méthodologie, logiciels utilisés, format des rendus, etc… ce qui permet une cohérence au niveau national.

  • LES MOYENS HUMAINS

Le projet occupe un salarié pour l’étude de la flore et des habitats, et la construction des données cartographiques. Ponctuellement, un autre salarié a complété l’inventaire floristique par des données faunistiques. Des bénévoles accompagnent les salariés pour découvrir concrètement le travail de terrain, apporter des compléments pédologiques, faunes ou flores selon leur spécialité.

  • LA DEMARCHE DE LA SEPANT

Toutes les données sur le secteur ont été compilées (état des lieux avant inventaire). La pré-localisation des zones humides a été réalisée par photo-interprétation sur environ un quart du territoire à prospecter dès la première  année. Le reste de la pré-localisation a été effectué en utilisant des logiciels de modélisation statistique. Pour cette dernière étape, il était nécessaire de disposer de données de terrain pour calibrer les modèles.

Des sorties sur le terrain ont eu lieu, pour confronter la pré-localisation (théorique) et la réalité, puis pour homogénéiser la méthodologie appliquée sur le terrain par les différents intervenants.

Puis la SEPANT propose à ses partenaires la détermination des premiers secteurs sur lesquels des actions sont envisageables, en matière de protection ou de restauration de zones humides.

Grâce au projet Brenne, la SEPANT a acquis une méthodologie et un savoir-faire sur l’étude des zones humides, qui pourrait être ensuite utilisé dans d’autres bassins de rivière en Indre et Loire.

Pour PLUS D’INFORMATION sur les méthodes d’inventaire, l’analyse des données, les moyens de gestion et de restauration, on peut consulter sur Internet les sites sur le Forum des Marais Atlantiques et RhoMeO.

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