Le projet de déboisement d'une trentaines d'hectares de forêts alluviales à Berthenay et Saint-Genouph, sur le domaine public fluvial de la Loire, a provoqué une vive réaction de la SEPANT, qui avait déjà été très émue par la destruction de 14 hectares de forêts alluviales fin 2016 sur le site de Bondésir (Montlouis-sur-Loire) à l'initiative de la Direction départementale des territoires (DDT) d'Indre-et-Loire. En effet, la SEPANT souligne que ces interventions provoquent des dégâts souvent irréparables à la biodiversité, tant végétale qu'animale, dont certaines espèces protégées au plan national : oiseaux des grèves et des bois, coléoptères, odonates, notamment, et au contraire se traduisent par une forte progression des plantes invasives, qui conquièrent l'espace après travaux (ambroisie, renouée du Japon, robinier faux-acacia, notamment). A Bondésir, seul l'habitat du castor d'Europe a été préservé, in extremis, grâce à une intervention d'un technicien de la Maison de la Loire. L'association a réagi par une double démarche : d'une part, une demande au préfet de prescrire des mesures compensatoires environnementales, au nom du principe « éviter, réduire, compenser » inscrit au code de l'environnement. D'autre part, un dépôt de plainte contre X, auprès du Procureur de la République, pour destruction d'habitats et d'espèces protégées. Néanmoins, la Direction départementale des territoires entend poursuivre en aval de Tours la démarche consistant à confier des déboisements de forêts alluviales à une entreprise de bois-énergie, qui se paye sur les vents de plaquettes forestières produites. L'invocation du risque d'inondation, pour justifier cette démarche, est contestée par la SEPANT, car une partie des études sur la gestion des fleuves prône au contraire le maintien des forêts alluviales pour ralentir le flux en cas de crue, afin de protéger les ouvrages (digues et ponts, notamment), et de protéger les sols. Il est vrai que la végétation a progressé sur la Loire, depuis que l'action de l'homme (extractions de granulats) a entraîné le creusement du lit principal du fleuve, diminuant l'écoulement dans les chenaux secondaires. C'est donc selon la SEPANT une étude fine, au cas par cas, à laquelle on doit procéder, ainsi qu'à une analyse des effets sur la biodiversité ligérienne de la multiplication des chantiers de déboisement.

(source : La Nouvelle République - 27/07/2017)

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