Le Président d'une association pour le développement touristique de la vallée du Cher avait récemment déclaré que la pollution était le principal problème de cette rivière, et que c'est elle qui compromettait le retour des poissons migrateurs. Josselin de Lespinay, membre du comité du SAGE Cher aval, animateur du programme Plagepomi (plan de gestion des poissons migrateurs) de la DREAL, et membre de la SEPANT, a fait une mise au point sur ce sujet. Il est certes indéniable que la pollution pause un réel problème, car c'est un facteur limitant de la survie des migrateurs. Mais il n'y a aucun exemple sur les cours d'eau que la pollution ait détourné les migrateurs de leur volonté de s'engager dans un cours d'eau, et il y a suffisamment de poissons dans le Cher pour prouver qu'ils peuvent y vivre. En réalité, le premier facteur d'empêchement à la migration des poissons migrateurs, c'est lorsque leur « route » est barrée par un ou plusieurs obstacles : même dans une eau très pure, un barrage reste un barrage. Et il y en a beaucoup dans la partie canalisée du Cher, entre Savonnières et Saint-Aignan : leur accumulation retarde et épuise les migrateurs, car ces barrages sont souvent malaisés à franchir, voire infranchissables comme celui de Saint-Aignan. Ces barrages sont du reste facteurs d'aggravation de la pollution, le ralentissement ou la stagnation de l'eau augmentant la toxicité des polluants et diminuant l'oxygène dissous. De fait, dans sa partie canalisée, le Cher n'est pas classé « en très bon état écologique » comme c'est le cas dans la partie amont. Et cet état médiocre risque de s'aggraver avec le réchauffement climatique.

(source : La Nouvelle République – 08/07/2017)

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