Le dossier épineux des zones de non traitement par produits phytosanitaires aux abords des points d'eau : rivières, ruisseaux, mais aussi fossés accueillant des écoulements toute l'année, sources, mares et étangs, suscite inquiétude et débat au sein du monde agricole. En effet, un arrêté interministériel, inspiré par une directive européenne, impose le durcissement des des règles d'application des produits dits phytosanitaires dans les cultures, en élargissant les espaces non traités aux abords des points d'eau. La Direction départemental des territoires a récemment invité les syndicats agricoles à débattre du sujet. Si tous acceptent de considérer qu'il faut préserver la ressource en eau, des divergences apparaissent dès que l'on passe aux mesures concrètes, hors des rivières classées sur la carte départementale. Une zone de non traitement à partir de 50 mètres en amont des confuences a été proposée, à laquelle s'est opposée l'UDSEA 37, car « cette mesure aurait impacté 150 hectares de culture » aux abords des ruisseaux, fossés et mares. Finalement l'administration al imité l'emprise des zones de non traitement à 350 mètres au-delà des confluents (75 hectares impactés). C'est au contraire un minimum, pour la Confédération Paysanne, qui regrette une approche à court terme (nombre de mètres de fossés non concernés par les ZNT) des problèmes environnementaux, alors que l'enjeu, c'est la préservation de la qualité de l'eau, et la nécessité de changer de façon radicale les pratiques agricoles. Pour ce syndicat, il vaudrait mieux dépenser l'argent public « à accompagner les fermes à changer pour utiliser moins de substances toxiques, que de dépenser de l'argent public et de l'énergie à traiter l'eau pour la rendre potable ».

(source : La Nouvelle République – 07/07/2017)

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