Savonnières : le maintien du barrage en question

Le conseil municipal de Savonnières a eu à débattre le 11 mai du barrage sur le Cher situé dans la commune. En effet, la loi sur l'eau (article L.214-17 du code de l'environnement) impose de rétablir la continuité écologique sur le Cher, afin de permettre la migration des poissons tels que la lamproie, l'anguille, l'alose, et onze autres espèces de poissons holobiotiques. Or le maire et le conseil municipal sont très opposés à la disparition du barrage, lié à l'image du village, de son petit port fluvial et de ses bateliers. Alors, comme la loi s'applique à tous, ils ont envisagé trois solutions : l'effacement pur et simple du barrage ; un arasement partiel de celui-ci ; la création d'une rivière de contournement par la rive droite du Cher. Cette dernière solution, qui n'est pas la plus coûteuse, a les faveurs des élus, car elle permettra de sauver le paysage lacustre de Savonnières. Cette solution a fait l'objet d'un vœu adopté à l'unanimité par le conseil municipal ; sachant qu'un effort avait déjà été fait en faveur de la continuité écologique avec la création d'une passe à poissons qui, malheureusement n'a pas donné les résultats escomptés.

(source : La Nouvelle République – 16/05/2017)

Amboise : un vélo-concert au Forum Habitat et Energie

Le premier Forum Habitat et Energie, le 13 mai à Amboise, organisé par la Communauté de communes du Val d'Amboise, a une particularité : il a fallu faire pédaler des spectateurs pour alimenter en électricité les hauts-parleurs du concert organisé à cette occasion. Préparé par Ludik énergie, un prestataire breton, ce vélo-concert s'auto-alimente en électricité à la force des mollets de dix spectateurs se relayant pour alimenter en énergie le micro du chanteur et les enceintes, via une centrale électrique. Cette animation originale a permis d'attirer des gens qui ne seraient pas forcément venus discuter avec la dizaine d'exposants en matériaux d'isolation présents sur le Forum.

(source : La Nouvelle République – 08/05, 15/05/2017)

Rigny-Ussé : mobilisation contre un projet de « Travel Park BMW »

Des habitants de Rigny-Ussé ont été surpris de voir un ballet de camions et de bulldozers se rendant sur un domaine privé, classé au PLU en forêts et en terres agricoles. Ils se sont rendus compte avec enquête qu'il s'agissait des premiers travaux liés à un projet de création d'un « Travel Park BMW », espace dédié à la pratique de la moto tout-terrain GS de la marque allemande. Et qu'un « GS Festival » devant attirer sur place des centaines de motos et des milliers de gens était envisagé pour le début juin 2017. D'où une réaction hostile des riverains, à la fois pour la tranquillité de Rigny-Ussé (et notamment du site classé de l'église médiévale Notre-Dame-de-Rigny, située dans la forêt), et pour la défense de l'environnement. Ils ont été soutenus par la SEPANT, par la LPO, et l'Association Notre-Dame-de-Rigny, afin de faire échec à un aménagement non autorisé dans une zone naturelle boisée, et au projet de GS Festival prévu notamment dans des zones Natura 2000. Ces associations ont à leur tour saisi les services de l'Etat, pour leur demander d'enquêter, et d'appliquer la loi en interdisant l'ouverture du « Travel Park BMW » à Rigny-Ussé.

(source : La Nouvelle République – 06/05/2017)

Villandry : les grands murins du château sont surveillés

Le Château de Villandry, qui a reçu le label « refuge LPO » en 2013, abrite aussi dans ses combles une colonie de grands murins, une espèce de chauve-souris dont les ailes ont une grande envergure. La LPO a été autorisée à installer des caméras à infrarouges, pour pouvoir les observer tout le temps de leur séjour en intérieur. Ce suivi permettra de mieux connaître la vie des grands murins. Le château prévoit de son côté de faire des animations grands publics sur cette expérience.

 (source : La Nouvelle République – 08/05/2017)

Saumon : retour des migrations dans la Loire

Selon l'association Loire Grands Migrateurs (Logrami), créée par des pêcheurs pour étudier les populations de poissons migrateurs sur l'ensemble du bassin de la Loire (car l'échelle départementale n'est pas pertinente), les résultats des observations sont plutôt positifs. L'étude porte sur un ensemble de 30 départements et sur 115 000 m2 de cours d'eau, l'association disposant des outils nécessaires pour la collecte et l'analyse de données, et par suite pour l'aide à la décision. Les poissons suivis sont l'alose, la lamproie, la truite de mer, l'anguille et le saumon (l'esturgeon n'étant plus présent dans le bassin de la Loire). Le saumon est le poisson le plus emblématique des grandes migrations : il y a trente ans, on n'observait plus qu'une centaine d'individus remontant le fleuve ; aujourd'hui on compte 550 individus par an. . Le saumon est présent dans la Loire elle-même, mais aussi dans des affluents comme la Vienne, la Creuse, la Gartempe. Si on ne retrouve pas les niveaux du début du XX siècle, où l'on estime à 100 000 le nombre de saumons capturés par les pêcheurs à la ligne. L'espèce est donc beaucoup moins nombreuse, mais elle est néanmoins considérée comme étant hors de danger d'extinction. Les saumons qui se reproduisent dans la Loire repartent ensuite vers la mer, jusqu'au Groenland, pour se développer, en se nourrissant notamment de crevettes. L'arasement de certains obstacles, comme le barrage de Maison-Rouge sur la Vienne, ou le barrage de Blois, ont facilité son retour ; mais il reste des milliers de barrages sur le bassin de la Loire ! Et aussi un autre ennemi, le silure, prédateur qui attaque le saumon aux barrages, dans les passes à poissons, pour s'en repaître...

(source : La Nouvelle République – 06/05, 09/05/2017)

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